Les lauréats du concours SFR Jeunes Talents Rencontres d'Arles 2011 sont... Françoise Beauguion, Aurélie Durand, Claire Delfino, Jean-Pierre Dastugue et Delafontaine
Dans cet article :
Françoise Beauguion
delafontaine
aurélie durand
claire delfino
Jean Pierre Dastugue

Du mercredi 6 au vendredi 8 avril, le jury du concours SFR Jeunes Talents Rencontres d'Arles 2011 composé de François Hébel, Clément Chéroux, Alain Mingam et Patrick Tourneboeuf a longuement débattu, passionnément délibéré et, finalement, rendu son verdict. Parmi près de 500 participants, Françoise Beauguion, Aurélie Durand, Claire Delfino et Jean-Pierre Dastugue se sont le mieux appropriés le sujet du concours "Au sud du regard" et seront donc exposés du 4 juillet au 31 août 2011 au cœur d'une galerie dédiée aux lauréats SFR. Côté lauréat du public, vous avez élu Delafontaine. Présentations de ces photographes.
LE FINALISTE LAURÉAT ÉLU PAR LE PUBLIC
Biographie : Titulaire d’une Licence d'arts plastiques option photo à Paris VIII St Denis et d’une maîtrise en littérature française à Paris X Nanterre, Delafontaine a brillé au cours de nombreux concours, avec notamment une 1ère place au concours Elle des Etats Généraux de la Femme et une seconde place à celui de Réponses Photo - Photographie humaniste et engagée. Il a également effectué de nombreux voyages : Colombie, Canada, Dubaï, Islande, Kosovo, Etats-Unis...
PRÉSENTATION DES LAURÉATS
Biographie : Françoise Beauguion vit et travaille à Paris. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles en 2009, son travail photographique s’étend du documentaire à celui d’auteur. Son attention s’est fixée sur le Moyen et Proche Orient, plus précisément au Kurdistan irakien, en Israël, en Palestine, en Egypte ou encore en Iran… Elle travaille en free lance pour diverses presses française et tente d’y lier une approche personnelle. Publications papiers et murs de galeries sont donc ses supports.
Face à Face est une série de portraits croisés de jeunes femmes israéliennes et palestiniennes. A travers une mise en forme codifiée, le profil, Françoise Beauguion décadre ces femmes, les extrait de leurs limites géographiques, et les rend universelles. Ce travail photographique a-t-il pour objectif de les rassembler ? De les opposer ? De prendre un parti ? Non. C’est une mise en parallèle. Un vis-à-vis. Parfois elles se croisent. Des regards. Un sourire. Une envie de connaître sa voisine ? Un point de vue qui se veut optimiste.
Biographie : Après avoir fait des études à Sciences Po et en cinéma, Aurélie Durand se spécialise dans la réalisation. Elle réalise d’abord un film documentaire sur la sociologie du tango pour ensuite se concentrer sur les formats courts et les arts numériques. Elle gagne quelques concours au Festival Pocket Film et à SFR Jeunes Talents pour des films d’art ou des clips. En 2010, elle ouvre une agence de création, Iconomani, spécialisée dans la vidéo et le multimédia. Tourism. est sa première série photo réalisée jusqu’ici. Ses influences vont de Erwin Olaf à Georges Rousse en passant par Pierre Coulibeuf et Ulrich Seidl.
Description de la série : Tourism. est une série photo qui parle de nous et du rapport aux autres. Elle symbolise cette vision partielle et biaisée que chacun de nous avons face à l’étranger. Toutes les photos ont été prises à travers la vitre d’un bus touristique. Pendant 1200 kilomètres, entre Buenos Aires et Salta, le bus ne s’est pas arrêté une seule fois. Les images défilent à l’instar d’images télévisées, laissant croire à l’étranger qu’il a tout vu, qu’il sait tout. Sur chaque cliché, un cercle représente la vision étriquée du touriste face à la réalité du pays.
Biographie : Née le 9 février 1984, à Castres (81).Après une licence d’Arts Appliquées à Toulouse, je suis allée à Paris pour la formation Photographie - Prise de vue à l’Ecole de l’image des Gobelins. Depuis 2008, je travaille comme photographe indépendante à Paris pour la presse, l’édition et la communication. Parallèlement, je développe un travail personnel comme "Les plis du sommeil" et projette un travail photographique de 3 mois en Argentine.
Description de la série : Cette série interroge l’instant de l’entre deux. L’entre deux comme un moment qui va vers et laisse les choses en suspens. Un moment qui ne semble rien revendiquer. Le réveil est instant d‘équilibre quotidien, un lieu de tâtonnements et de connexion au réel. Ces images nous montrent les visages sans les remparts que la vie quotidienne exige. Les regards embrumés, la peau plissée les postures délicates racontent une histoire.
Biographie : Né le 20 août 1956 au Mans, je me passionne pour la photographie dès l’adolescence, et enseigne ensuite comme instituteur en 1980. En 1986, je commence la série des Passereaux, du nom d’un chalet en Suisse où j’ai mis en scène des enfants, m’attachant à livrer une vision grave et intériorisée du monde de l’enfance. En 1992, lauréat du SIRP de Royan, Keichi Tahara, président du jury me dira qu’il avait aimé parcourir avec mes images "un étrange voyage" … C’est à partir de ce travail que je décide d’intensifier mon rapport au sujet : séries de portraits en lumière rare, dénuement des lieux, confusion optique des formes, recherche de mondes imaginaires. Je crée, en tant qu’enseignant, des classes "Littérature et Photographie".
A partir de 2006, avec la série Tu ne mourras pas, mon travail s’oriente vers des images plus variées : des lieux seuls, des fragments de roches, des vestiges… tout un vocabulaire visuel volontairement réduit. La série des visages s’agrandit. Plus j’avance, et plus j’ai le sentiment d’épurer l’approche des images qui m’ont fondé, c’est poursuivre ce chemin-là qui me passionne.
Description de la série : Pour traiter le sujet "Au sud du regard", je me suis inspiré du "réalisme magique" qui baigne autant la Photographie mexicaine, sud-américaine que la Littérature. C’est un chemin que j’ai d’ailleurs souvent aimé prendre. La série présentée est conçue comme un parcours : on entre dans une maison, un personnage nous y attend, les fresques au mur, les visages rappellent l’enfance, il y a une rencontre, des gestes emblématiques, on est entre rêve et réel, entre réel et merveilleux, chacun peut interpréter ce chemin, jusqu’au corps qui le clôt.
















